Transformation d'une ancienne voie ferrée en chemin de randonnées

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Transformation d'une ancienne voie ferrée en chemin de randonnées

Thématique(s) : Attractivité du territoire ; Eco-tourisme
Bénéficiaire : Syndicat mixte de l'aménagement de l'ancienne voie ferrée

image France avec Picardie en surbrillance


Le 9 mai 1872, une voie ferrée est inaugurée entre Arras (62) et Gamaches (80) : les trains qui l’empruntent transportent des voyageurs et des marchandises. Le succès est au rendez-vous, à tel point que la ligne est étendue jusqu’au Tréport (76). Un demi-siècle plus tard, le transport de voyageurs est le premier à rendre l’âme, en novembre 1938, avant de bénéficier d’un sursis pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1941 à 1944. Puis c’est au tour du trafic de marchandises de s’éteindre le 3 novembre 1969. Les entreprises textiles du bassin picard, principales consommatrices du réseau, commencent leur lente décroissance. En novembre 1993, la ligne est officiellement déclassée.

Aujourd’hui, si la voie ferrée fantôme a totalement disparu du paysage - les rails et les traverses ayant été retirés en 2005 -, elle n’a pas déserté les mémoires. Un syndicat mixte intercommunal s’est emparé du sujet et a lancé un projet de valorisation du tracé qui a abouti à un chemin de randonnée. En tout, 22 kilomètres de route : à parcourir à pied, à vélo ou à cheval !

Derrière cette idée se dessine un tourisme vert et mémoriel : respectueux de l’environnement et de l’histoire. En effet, l’ancienne voie ferrée requalifiée permet désormais aux randonneurs de partir à la découverte de leur région.

Le tracé initial a été prolongé jusqu’au château fort de Rambures dans la Somme (80), permettant une ouverture supplémentaire sur le territoire. Ce projet fait partie, au même titre que la véloroute aménagée le long du canal de la Somme (Grand Projet Vallée de Somme), du « Schéma d’organisation pour la valorisation des véloroutes et voies vertes en Picardie ». Il existe :

  • trois liaisons nord-sud : la première liaison épouse tout le littoral picard, de la baie d’Authie au nord-ouest jusqu’à hauteur du Tréport au sud-ouest ; la seconde relie Paris à Beauvais, Amiens et se prolonge vers Lille, la Belgique ; la troisième va de Paris vers Compiègne, vers St-Quentin et poursuit vers le Val de Sambre, Maubeuge et la Belgique) ;
  • deux liaisons ouest-est : la 1ère part de la Baie de Somme pour relier Abbeville, Amiens, St- Quentin, puis Reims, la seconde dessert le sud de l’Aisne pour continuer vers Strasbourg).

La réalisation de ces 22 kilomètres de voie verte dans la Somme (80), partant de Longpré-les-Corps-Saints  pour rejoindre Oisemont, aura nécessité un peu plus d’1 million d’euros. De son côté, l’Union européenne, avec le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), a participé au financement du projet à hauteur de 499 230 €.

Opérationnel depuis septembre 2013, ce chemin de randonnée s’inscrit dans une politique de déploiement de solutions de mobilité douce et représente également une source de développement économique. Destiné à tous, sportifs, amateurs de pleine nature (randonneurs, cyclotouristes, cavaliers…), il est aussi accessible aux personnes à mobilité réduite. Cet atout indéniable participe à l’essor touristique et à la mise en valeur des patrimoines et des équipements touristiques actuels.

Aujourd’hui, il existe aujourd’hui un véritable «phénomène voie vertes », non seulement dans notre pays mais également chez de nombreux voisins. Notre maillage régional de pistes cyclables protégées et de véloroutes s’inscrit ainsi dans le Réseau Vert Européen (REVERE). En France, les régions disposent en moyenne d’un réseau de 394 kilomètres d’itinéraires classés comme tel. Des régions phares, comme le Pays-de-la-Loire qui totalise un réseau de 1 392 kilomètres, ont pris de l’avance, d’autres affichent des itinéraires beaucoup plus modestes, comme La Réunion avec seulement 20 kilomètres, ou le Limousin, 88. Avec ses 217 kilomètres, la Picardie se situe certes en-deçà de la moyenne nationale, mais la tendance est en train de s’inverser. 1 861 kilomètres sont inscrits au programme du « Schéma d’organisation pour la valorisation des véloroutes et voies vertes en Picardie ». De quoi bientôt pédaler à perte de vue !

 

 

Informations complémentaires

  • Durée :
  • Coût total : 1 248 075 €
  • Chiffres clés
  • 22 kilomètres de route