Entre la Champagne et la Côte-d’Or, le Parc National de Forêts s’engage pour la préservation des prairies permanentes

Proyecto
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Descripción

3 ans
403 549 €
Bourgogne-Franche-Comté

Situé à la frontière entre la Champagne et la Bourgogne, le Parc National des Forêts mène un projet ambitieux pour mieux comprendre, gérer et préserver les prairies permanentes, un écosystème essentiel à la biodiversité, au climat et à l’agriculture. Ces espaces menacés jouent un rôle clé dans l’équilibre écologique et économique des territoires ruraux.

Les prairies permanentes, un enjeu écologique et agricole majeur

Les prairies permanentes sont des surfaces non retournées (non labourées et non ressemées) pendant au moins 5 ans. Ce sont des espaces riches en biodiversité avec jusqu’à 100 espèces végétales et permettent la circulation de la faune, notamment les oiseaux. Les prairies permanentes absorbent le carbone en grande quantité, limitent l’érosion des sols et préservent la qualité de l’eau.

Pourtant, elles sont de plus en plus menacées : entre 2019 et 2020, les prairies permanentes ont perdu 5% de leur surface. Elles sont remplacées par les prairies temporaires, souvent retournées pour des raisons économiques par les agriculteurs. « Ce qui met en danger les prairies permanentes, c’est la valorisation de la prairie, explique Aurélie Perrin, chargée de mission prairies permanentes au Parc National de Forêts. Sans éleveur on n’a pas de prairie, sans pâturage ou sans fauchage il n’y a pas de prairie. Naturellement l’écosystème va se refermer et donner lieu à un autre environnement ».

Pour mieux les préserver, le PNF a lancé un projet pour mieux comprendre le fonctionnement des prairies permanentes. L’objectif ? Accompagner les éleveurs dans une gestion durable et trouver un équilibre entre les besoins agronomiques et écologiques de ces espaces.

Le PNF fait des relevés pour analyser les liens entre les pratiques agricoles, les résultats agronomiques et les caractéristiques écologiques des prairies permanentes. Les données tirées servent à construire un outil de gestion à destination des éleveurs. Ces derniers sont aussi formés et accompagnés pour adapter leur pratique à l’équilibre écologique sur les prairies permanentes.

Des résultats prometteurs et une dynamique collective

Le projet, qui prendra fin le 31 août prochain, montre déjà des résultats positifs. Un réseau très dynamique d’une vingtaine d’éleveurs s’est constitué et se réunit régulièrement pour échanger les bonnes pratiques. Les acteurs agricoles (éleveurs, syndicats de rivières, chambres d’agriculture, coopératives et écologiques, intégrés au comité de pilotage, veulent poursuivre l’engagement avec des formations et des journées techniques. Enfin, les objectifs agronomiques et écologiques ont été atteints, voire dépassés, grâce à une meilleure gestion des espaces prairiaux.

Le projet du PNF a été financé par le Fonds européen de développement régional (FEDER) à hauteur de 60%. « On a un poste complet sur ce projet qui n’aurait jamais pu être envisagé sans l’Europe. Ça permet de financer les prélèvements. En fait, sans l’Europe il n’y aurait pas eu le projet », indique Aurélie Perrin.

Dans les années à venir, le Parc entend poursuivre les efforts pour préserver les prairies permanentes et souhaite continuer à former les éleveurs, notamment face au changement climatique.

Ubicación

Detalles de financiación

Este proyecto está cofinanciado por el(los) fondo(s)
En (cuota de la UE)
242 129 €
Catégorie d’intervention
Protection de la nature et de la biodiversité, patrimoine naturel et ressources naturelles, infrastructures vertes et bleues
S'inscrit dans le cadre de(s) objectif(s)

Beneficiario

Établissement public / Collectivité
Parc national de forêts
Y del lado ciudadano :
Este proyecto beneficia a Grand public Professionnels

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