CUREMA (Phase II) Vers l’élimination du paludisme dans la région : Nouvelle stratégie de traitement radical pour les populations difficiles d’accès et mobiles sur le plateau des Guyanes

Projet
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Description

4 ans
2 638 736 €
Guyane

La guerre contre le paludisme est une lutte de longue haleine le projet CUREMA est dans la continuité des projets Malakit I et Next (www.malakit-project.org) qui ont clairement concluent à l’intérêt de l’autodiagnostic et l’auto-traitement pour les habitants des zones isolées dans la lutte contre le paludisme. 

 

CUREMA optimise cette stratégie d’auto-diagnostic et d’auto-traitement du paludisme en s’attaquant aux formes reviviscentes de paludisme en partenariat avec le Brésil, le Suriname, le Guyana ainsi que des institutions sanitaires internationales. Ce projet international de recherche interventionnelle en santé publique comprend un ensemble d'actions (éducation à la santé, administration ciblée de médicaments contre P. vivax, distribution d'un kit d'auto soins pour les crises de paludisme survenant dans un isolement extrême, appelé malakit), proposées dans des localités transfrontalières pour les populations mobiles se rendant en forêt profonde. Le but étant d’éradiquer les formes récidivantes de paludisme et d’éviter les surinfections ou nouvelles contaminations et leurs risques d’aggravation de la maladie. L’approche sera transfrontalière sur les lieux de passages des personnes mobiles travaillant en forêt et au niveau des fleuves Maroni et Oyapock. 

Une évaluation scientifique de cette stratégie sera réalisée par des études transversales avant et après, via des études qualitatives, un recueil de données efficient tout au long du projet, une cohorte nichée pour un suivi rapproché et des données de surveillance du système de soins. Une réunion internationale sur la dissémination des résultats sera organisée à la fin du projet.

CUREMA est une stratégie novatrice pour les zones impaludées isolées, elle propose :

  • Un diagnostic rapide pour détecter les porteurs de formes dormantes de paludisme à risque de récidive ;
  • Combiné à un traitement simple et efficace éliminant le risque de rechute ;
  • Délivrer dans des conditions sécurisées identifiant les contre-indications par un simple test sanguin par prélèvement au bout du doigt.

Les solutions apportées ou à venir/les principaux résultats escomptés :

  • Diminuer le réservoir de parasites et le nombre de personnes porteuses du paludisme pour contribuer à : 
  • Limiter les foyers d’infection dans la population locale et chez les militaires intervenants en forêt 
  • Réduire la propagation du paludisme dans les pays voisins, notamment au Brésil et au Suriname et inversement 
  • Moins d’importation du parasite Plasmodium vivax des pays voisins vers la Guyane
  • Mieux former des médiateurs en santé
  • Les bénéfices pour les pays voisins :
  • Réduire le nombre de personnes atteintes de paludisme en provenance de Guyane et limiter les 
  • Entraves aux efforts locaux de lutte en vue de l’élimination du paludisme au Suriname

Limiter le risque de survenue d’épidémie dans des zones de faible transmission du paludisme au Brésil et au Suriname

Le saviez-vous ?

Le Plasmodium vivax est le parasite transmis par la piqûre d’un moustique ou l’anophèle femelle, le plus difficile à éliminer : 

  • Pas de diagnostic pour identifier les patients à risque de rechute et les formes dormantes,
  • Patients sont souvent asymptomatiques,
  • Difficile à détecter par les tests et les analyses en laboratoire. 

 

Emplacement

Ce projet se situe dans la région

Détails du financement

Bénéficiaire

Établissement public / Collectivité
Centre Hospitalier de Cayenne
Contact du bénéficiaire

Dr Maylis DOUINE - Tél : 0594 39 57 66 (maylis.douine@ch-cayenne.fr) plus d’info ici

Dr Alice SANNA - Tél : 0594 39 53 88 (alice.sanna@ch-cayenne.fr)

Et du côté du citoyen :
Ce projet bénéficie aux Grand public

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