Description
Située au cœur du quartier Monplaisir, un Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville (QPV) d’Angers, la Maison Olympe ouvre ses portes en priorité aux femmes pour les rapprocher des soins gynécologiques. À travers des ateliers d’estime de soi, la structure permet aussi aux participants de reprendre confiance en soi et de créer du lien pour lutter contre l’isolement.
Un accueil inclusif et non stigmatisant
« On peut venir quel que soit son âge, quel que soit son genre, quel que soit son niveau socio-économique ou culturel », explique Docteure Élise Houdebine, cofondatrice de Maison Olympe.
La Maison Olympe reçoit en effet tout type de public : en priorité les femmes mais aussi des hommes et des personnes issues de minorités sexuelles ou de genre. Le but : leur fournir un accès simple au parcours de santé. Pour les femmes, cibles principales de la structure, l’objectif est de les accompagner dans les soins gynécologiques dans une approche respectueuse, sans juger leur parcours antérieur. « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas venu pendant 10 ans ou 15 ans pour une consultation qu’on est un “mauvais patient“ », continue Docteure Élise Houdebine.
De nombreuses raisons poussent les femmes à s’éloigner des soins gynécologiques. En premier lieu, les violences subies lors d’examens avec d’autres professionnels. C’est le cas de Françoise, suivie par l’équipe de la Maison Olympe : « sur le plan gynéco, j’avais une expérience qui s’était mal passée. C’était limite comme un viol, j’avais eu mal et j’avais très très peur ». Aussi, ce sont souvent des hommes que doivent consulter les femmes, les mettant dans une situation d’inconfort.
Grâce à un suivi adapté à chaque patiente, les femmes reçues à la Maison Olympe se sentent en confiance. Avec sa démarche inclusive, la structure permet aux femmes éloignées des soins médicaux de bénéficier d’un parcours de santé adapté à leurs besoins. Elle incite aussi les autres publics vulnérables à consulter des médecins avec des consultations médicales intégralement remboursées.
Travailler son estime de soi pour sociabiliser
200 à 300 personnes participent chaque mois aux ateliers d’estime de soi pour regagner en confiance et retrouver un bien-être. Dirigé par Charline Barouki, cofondatrice de la Maison Olympe, le pôle propose diverses activités physiques et manuelles : yoga, danse, groupes de parole, écriture, jardin thérapeutique… Le tout pour favoriser l’intégration des personnes dans leur parcours de santé et, plus globalement, dans leur parcours personnel.
Ces ateliers collectifs permettent aussi de renforcer l’insertion sociale et professionnelle des participants et de sortir des personnes vulnérables de l’isolement. Clémentine, sans emploi, apprécie ces moments de groupe : « je ne suis pas forcément seule à l’extérieur mais ça fait du bien, ça fait un lien social. Ça permet de ne pas tourner en rond à la maison et on n’est pas sur les écrans quand on vient ici. »
Le soutien de l’Union européenne
La Maison Olympe bénéficie du Fonds social européen+ pour son action qui améliore l’accessibilité et la qualité des soins de santé pour les personnes vulnérables. La structure touche 160 000 euros de FSE+ sur 3 ans, surtout à destination du pôle « Estime de soi ».
Le projet s’inscrit dans l’objectif d’une « Europe plus sociale » pour l’inclusion des plus vulnérables, ici par un meilleur accès aux professionnels de santé, notamment la gynécologie.