Description
Le projet EXILIS relie les histoires d'exil vécues entre 1936 et 1946 dans le nord de la Catalogne (Gérone) et le sud de l'Occitanie (Pyrénées-Orientales). Bien que ces deux territoires aient partagé ces événements traumatisants, leurs souvenirs restent fragmentés.
EXILIS souhaite dépasser cette division et construire une mémoire commune et européenne de l'exil, en reliant les lieux de mémoire des deux côtés des Pyrénées. À travers des actions éducatives, des visites partagées et des activités de diffusion, le projet promeut un récit transfrontalier qui aide à comprendre le passé pour construire un avenir sans frontières.
L'objectif est que ces mémoires, aujourd'hui locales, soient reconnues comme faisant partie d'une histoire européenne commune, accessible aux étudiants et aux chercheurs et attirant des touristes de toute l'Europe.
Dès le début de la Guerre d’Espagne, en 1936, jusqu'à la fermeture de la frontière avec la France, en 1946, ce territoire transfrontalier a vu transiter des réfugiés arrivant du sud lors du retrait, mais aussi des résistants et des juifs fuyant le gouvernement de Vichy et l'occupant nazi.
Le Projet en détail
- La création du Pass Exilis, une entrée conjointe pour visiter les sites de mémoire du réseau ;
- La mise en place d’une identité visuelle et d’une signalétique commune sur les sites partenaires.
- La mise en place d’une base de données sur l’exil républicain espagnol ;
- La production de cartographies des routes mémorielles transfrontalières ;
- L’organisation d’expositions temporaires itinérantes ;
- La production de contenus pédagogiques et d’ateliers communs transfrontaliers ;
- L’organisation de colloques et séminaires ;
- L’animation de journées d’échange et de formation dont une à destination des associations mémorielles des Pyrénées Orientales et la Catalogne ;
- L’installation d’écrans tactiles harmonisés à l’entrée des sites partenaires proposant des informations sur le réseau ainsi que des contenus historiques propres à chaque lieu (textes, photographies, archives, cartographie).
Les solutions apportées ou à venir/les principaux résultats escomptés
Le projet Exilis 1936-1946 vise à renforcer la promotion et le développement des espaces de mémoire à travers des projets éducatifs communs, des initiatives innovantes de tourisme mémoriel et la création d’un récit partagé. Il permettra une augmentation significative des revenus touristiques et améliorera l’image de la région en tant que destination culturelle dans le cadre de l’histoire de la démocratisation. Le projet favorisera l’élaboration d’un récit commun autour de l’histoire de l’exil, en proposant des actions éducatives concertées, en encourageant la recherche dans un contexte européen, et en valorisant les efforts régionaux pour la préservation de la mémoire. Il contribuera également au développement de nouvelles recherches interdisciplinaires, permettant une meilleure compréhension des dynamiques transfrontalières liées à l’exil. Par cette approche, Exilis 1936-1946 renforcera la coopération européenne autour de la mémoire historique partagée.
Les lieux de mémoire du projet :
- Le Mémorial du Camp de Rivesaltes
Édifié au cœur des vestiges du camp, il témoigne du destin de plus de 60 000 personnes internées. - La Maternité Suisse d’Elne, comme lieu de mémoire de la Mairie d’Elne.
Lieu où près de 600 enfants sont nés et des milliers de femmes et d’enfants ont été accueillis, en majorité issus des camps d’Argelès, Saint-Cyprien et Rivesaltes. - Le Musée Mémorial de l’Exil (MUME), à La Jonquera
Centre d’interprétation dédié aux exils provoqués par la Guerre d’Espagne, notamment celui des républicains, en lien étroit avec la montée des totalitarismes en Europe. - Le Mémorial d’Argelès-sur-Mer, comme lieu de mémoire de la Commune d’Argelès-sur-Mer.
Entre 1939 et 1942, des milliers de réfugiés espagnols et de brigadistes sont passés par ce camp. Inauguré en 2014, le Mémorial du camp d’Argelès-sur-Mer est un espace muséographique, mémoriel, pédagogique et culturel ainsi qu’un centre de ressources et de documentation. - Le Chateâu de Collioure et les Archives départamentales des Pyrénées-Orientales, comme sites de mémoire du Déparement des Pyrénées-Orientales. Le Château Royal de Collioure a servi de lieu de détention pour les réfugiés républicains espagnols après la Retirada de 1939. Symbolique de la mémoire de l’exil, il accueillit notamment des prisonniers politiques. Les Archives départementales des Pyrénées-Orientales conservent des documents essentiels sur cette période, permettant de retracer l’histoire de la Retirada et de diffuser la mémoire de l’exil.
Partenariat :
- GENERALITAT DE CATALUNYA - SECRETARÍA GENERAL DE CULTURA (ES) - Chef de file
- DEPARTEMENT DES PYRENEES-ORIENTALES (FR)
- MAIRIE D'ELNE (FR)
- EPCC Mémorial du camp de Rivesaltes (FR)
- COMMUNE D'ARGELES-SUR-MER (FR)
- Generalitat de Catalunya - Departamento de Justícia i Qualitat Democràtica (ES)
- MEMORIAL DEMOCRATIC (ES)
- CONSORCI MUSEU MEMORIAL DE L'EXILI (ES)
La géolocalisation est celle du chef de file (Espagne). La région est celle des partenaires français.