Description
L’incubateur Belle de Mai, du nom du quartier populaire, propose un soutien aux entreprises innovantes du numérique. Avec sa « Manufacture 3.0 », il s’adresse plus particulièrement aux demandeurs d’emploi et les réinsèrent à travers leurs projets d’entreprises.
Un écosystème propice à l’innovation
En plein cœur de Marseille se dresse l’incubateur Belle de Mai, dérivé du quartier populaire éponyme. Installé sur une ancienne friche industrielle depuis 1999, il s’inscrit dans un pôle multimédia : la série Plus belle la vie y tourne notamment ses épisodes.
L’incubateur accompagne les entreprises innovantes dans les technologies de l’information et de la communication (TIC). Les porteurs d’innovations numériques sont accueillis et aidés pour la création de leur activité. Objets connectés, arts culturels et créatifs, jeux vidéo, robotique industrielle, applications : les projets soutenus couvrent un large spectre de l’innovation numérique.
Historiquement lié au milieu académique, l’incubateur Belle de Mai collabore étroitement avec des laboratoires de recherche, permettant ainsi de valoriser les avancées technologiques françaises et la recherche académique.
La « Manufacture 3.0 », un programme dédié aux entrepreneurs demandeurs d’emploi
La porte de l’entrée de l’incubateur est la « Manufacture 3.0 », la 3e édition du dispositif existant depuis 2019. C’est un accompagnement gratuit de porteurs de projets non immatriculés, souvent demandeurs d’emploi. L’incubateur les aide à passer de l’idée à l’entreprise elle-même en passant les différentes étapes de constitution du dossier.
Pendant 3 mois, une trentaine de futurs entrepreneurs acquièrent les ingrédients pour faire démarrer leur activité : le réseau, les compétences, les moyens financiers, etc. Ils explorent les marchés susceptibles d'être intéressés par l’innovation et travaillent sur la qualification du besoin du client ou de l’utilisateur. Ils peuvent ensuite développer leur modèle économique : la clientèle cible, le prix, les partenaires techniques, la structure de coûts, etc.
Pour entrer dans la « Manufacture 3.0 », il faut avant tout être motivé à entreprendre et fortement disponible. L’accompagnement comprend de nombreux rendez-vous individuels et ateliers collectifs. Pour le profil, c’est assez ouvert : l’incubateur accueille aussi bien des personnes avec des aspects techniques comme des développeurs que des personnes qui connaissent le milieu mais sans compétence technique.
Parmi les projets soutenus par la « Manufacture 3.0 », on retrouve The Ring, une société de pilotage à distance pour les loisirs ou Wattless, une solution innovante pour la rénovation thermique des logements.
L’ambition de la « Manufacture 3.0 » est de permettre à des personnes en recherche d’emploi de trouver un travail par la création de leur propre activité. Pour cela, le programme de l’incubateur bénéficie du soutien du Fonds social européen + (FSE+) à hauteur de 50%. Une manière de favoriser l’insertion professionnelle en soutenant les start-ups et entreprises innovantes.
L’incubateur Belle de Mai propose un deuxième accompagnement sur 18 mois, le « 1024 ». Il est payant, plus sélectif (dix places par an) et permet un accompagnement sur mesure des projets plus matures par la connaissance du marché ou la proximité avec le monde académique.
Pour les deux programmes, les résultats sont au rendez-vous. Pour la « Manufacture 3.0 », une partie des projets deviennent effectivement des entreprises ou des start-ups, sinon les personnes retrouvent facilement un emploi grâce aux soft skills appris pendant le programme. Pour « 1024 », le taux de création d’entreprise est d’environ 95%, dont 85% qui perdurent après les 5 premières années.
Des résultats qui permettent de garder le FSE+ comme partenaire financier historique et de maintenir une activité de conseil gratuite pour la « Manufacture 3.0 ».