Description
La Corse renforce son appui aux mineurs non accompagnés et aux jeunes majeurs pour leur permettre de s’insérer plus facilement dans la société.
Un meilleur accompagnement pour un public précaire
En 2025, près de 10 000 personnes sont reconnues mineurs non accompagnés (MNA), souvent confrontés à la précarité et à la difficulté de s’insérer socialement.
Pour mieux les accompagner, la Collectivité de Corse renforce son programme d’aide. Tout comme les départements métropolitains, la Corse est chargée de la gestion de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Elle prend en charge et accompagne les mineurs isolés qui arrivent sur le sol français sans ressources ni personne responsable. Elle étend son appui aux jeunes majeurs jusqu’à 21 ans qui sortent des mesures de l’ASE et qui n’ont pas d’aide familiale.
« Le but est l’insertion dans la société en tant que citoyen en prenant en compte tous leurs besoins », explique Jacques Perruca, chef de bureau Mineurs non accompagnés/Jeunes majeurs au sein de la direction de la protection de l’enfance de la Collectivité de Corse.
Les MNA sont pris en charge via des lieux de vie et des assistants familiaux. Ils sont accompagnés sur le plan éducatif jusqu’à la majorité pour accéder à la formation, la sécurité, les loisirs et la santé. Les jeunes majeurs peuvent être dans des structures en semi-autonomie dans des appartements ou bénéficier d’un accompagnement à domicile avec des éducateurs pour leurs démarches administratives ou leur entrée sur le marché de l’emploi.
Des ateliers développés grâce aux fonds européens
La Collectivité de Corse est partie d’un constat simple : « plus ces jeunes sont accompagnés dans leur minorité et les premiers moments de leur majorité, plus ils s’insèrent correctement et plus on réalise des sorties positives », indique Jacques Perruca.
Le projet bénéficie du financement du Fonds social européen + (FSE+) pour augmenter les capacités de l’équipe et proposer un accompagnement plus individualisé. Des ateliers ont aussi été mis en place autour de la santé ou des rapports femme-homme.
Un voyage à Strasbourg est aussi prévu pour visiter les institutions européennes et apprendre comment elles fonctionnent. Il favorise l’ouverture d’esprit et l’insertion dans la société européenne et française et permet de susciter d’autres vocations et de sortir de parcours plutôt pragmatiques.